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Outremont 22 Juin 2016

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Mont-Royal 22 Juin 2016

La soirée des pitbulls



Tristan Roy


L’annonce par le conseil municipal d’un règlement interdisant les pitbulls sur le territoire de Mont-Royal a soulevé les objections de quelques citoyens présents à l’assemblée publique du conseil municipal lundi dernier, mais d’autres sujets ont aussi provoqué des répliques mordantes.

Le maire de Mont-Royal a d’abord présenté ses félicitations aux candidats à l’élection et leur implication. Et bien sûr à la nouvelle élue, Michelle Stelakwe, «85eme conseillère élue de Mont-Royal» a souligné Philippe Roy. «Elle est dans la salle ce soir et siègera avec nous le mois prochain dès que son assermentation est effectuée».

«La semaine dernière, nous avons changé le nom du parc des loisirs pour «parc Vera Danyluk, a rappelé le maire. Nous avons voulu montrer à quel point l’ancienne mairesse de Mont-Royal Vera Danyluk avait été importante pour Mont-Royal. Nous avons regardé ce qu’on pouvait faire. Le parc du centre récréatif ne portait pas de nom et servait pour l’enseignement aux enfants, un lien évident avec Vera qui avait été professeure. On trouvait ça normal aussi à cause des espaces verts qu’elle adorait».

Je connaissais la famille Danyluk depuis que Victor était un adolescent, s’est rappelé le conseiller John Miller. Puis a lancé sa boutique de fleurs et a rencontré Vera. Ce n’était que justice que son nom soit présent. Ça a été un très bel événement. Je veux proposer que Ville Mont-Royal demande à la commission de toponymie du Québec de changer le nom du parc.


Pit bulls


À la première période de question, la résidente Anne Streeter a demandé qui a proposé le bannissement des pit bulls. «Nous avons reçu beaucoup d’appels et une pétition est en cours, a indiqué le maire. Nous avons aussi entendu ce qui se passe dans d’autres communautés et avons rapidement décidés de bannir ces chiens.»

«C’est absolument stupide, s’est exclamé Mme Streeter. MM. Coderre et Labaume sont aussi stupides.»

«Peut-être que les élus sont tous des idiots, mais de grandes villes comme Montréal, Québec, Toronto, Saint-Laurent, Outremont ont aussi banni les pit bulls, a tempéré M. Roy. Sont ils tous des idiots?»

«J’espère que vous écouterez les experts, a réclamé Mme Streeter. L’idée de bannir les pit bulls n’est pas bonne. Le problème est les entraineurs qui le font pour l’argent. Le chien avec lequel j’ai eu le plus de problème est un labrador. J’espère que vous ne bannirez pas les pit bulls».

«Au lieu de blâmer les chiens, on devrait blamer les propriétaires de pit bulls, a déclaré le résident Mathiew Galley. Je suis propriétaire de pit bull moi-même. Mon chien n’a aucun problème et joue avec les autres chiens. Je pense que la municipalité dans laquelle je vis devrait tolérer les pit bulls. Ça ne règle pas les problèmes de bannir les pit bulls. Je suis un propriétaire très responsable».

«Il y a un débat depuis deux mois au Québec sur les pit bulls, a rappelé le maire. On a peut-être tord mais beaucoup de gens pensent que cette race est plus dangereuse que d’autres. Le dernier accident a eu lieu sur l’île de Montréal. Les statistiques sont très mauvaises pour ces chiens. Aux États-Unis, ils sont moins de cinq pour cent et représentent 85% des attaques».

La résidente Marie-Hélène Seigneur, du boulevard Graham, est l’auteure d’une pétition contre les pit bulls qui comptait plus de cent signatures en date d’hier. «Je suis en faveur de la décision, a souligné Mme Seigneur. La centaine de signataires de notre pétition sont soulagés. Près de 90 municipalité au Québec ont adopté un règlement contre les pit bulls aussi. Merci!»

Philippe Roy a aussi indiqué que les propriétaires actuels de pit bull vont garder un droit-acquis mais les chiens devront porter une muselière sur les terrains publics. Le maire a également indiqué qu’il n’y aura pas de consultation publique sur la question, le conseil ayant déjà reçu suffisamment d’avis de citoyens sur la question.

«Ces chiens ont tué des gens, s’est inquiété le conseiller Daniel Robert. Des citoyens sont inquiets, ils nous ont dit qu’ils ne se sentent pas en sécurité. Ils nous ont dit que c’était la voie à emprunter. On a décidé de réglementer».


Post élection


Les opposants du conseil, présents en force comme à chaque mois, étaient visiblement dépités de la victoire à l’élection du siège cinq de la candidate du parti Action Mont-Royal dont font partie le maire et les cinq autres conseillers du conseil municipal. L’ensemble des élus sont à nouveau tous membres d’Action Mont-Royal, comme avant les dernières élections générales.


«Est-ce que le conseil pourrait dans le futur éviter d’endosser un candidat à l’élection», s’est interrogé une résidente. «Sinon ça donne un avantage injuste à la candidate endossée.»

“Ça ne marche pas toujours, comme par exemple en 2014 ou un candidat indépendant a gagné dans ce même siège cinq contre la candidate d’Action Mont-Royal», a souligné le maire. «Mais nous avons un parti politique et nous avons le droit de présenter un candidat et le supporter.»

«On ne peut minimiser l’importance de l’élection d’hier, a déclamé le directeur de l’Association municipale de Mont-Royal (AMMR) Marc Debargis. Je veux féliciter les candidats. Quelques conseils, particulièrement à Michelle Setlawke. Je citerai Montaigne: «Il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soit-même. Maintenant que vous avez le monopole au conseil, comment voyez vous l’avenir. Quel sera l’esprit critique au sein du conseil?»

Le maire s’est montré très mécontent de cette remarque et a répliqué «Tu es membre de l’AMMR, traditionnellement neutre, mais vous avez appuyé une candidate, brisant votre neutralité. Vous n’avez pas fait de débat, contrairement à la coutume». 

Au moins trois directeurs de l’AMMR, dont Marc Debargis, auraient milité pour la candidate indépendante Barbara Lapointe pendant l’élection. Ils auraient également été présents au bureau de vote dimanche dernier à titre de représentants de cette candidate.

Le président de L’AMMR, Farid Tannous, s’est avancé au micro pour défendre son association. «L’AMMR a été et demeure neutre. Nous organisons des débats à chaque élection. À cette élection nous avons senti que nous ne pouvions organiser un débat. Nous avons manqué de temps. Nous avons aussi des membres qui supportent des candidats à titre personnel, comme ils ont toujours fait et vont continuer à le faire».

Le résident Michel Faure a proposé une minute de silence pour la tuerie d’Orlando, mais a d’abord demandé une «question de privilège». Le maire l’a refusé soulignant que ce type de question n’est pas permis dans les règlement municipaux. De plus, à l’Assemblée Nationale ou à la Chambre des Communes, le public ne peut poser aucune question.

Le maire a plus tard présenté ses excuses pour son commentaire en réplique à une lettre ouverte à Michel Faure sur le manque de courage de de ce dernier, ce qui était l’object de sa «question de privilège».

LANCEMENT DE LA PROGRAMMATION DE LA DEUXIÈME SAISON DES PROJETS ÉPHÉMÈRES


L’Université de Montréal et ses partenaires vous convient à un 5@7 pour inaugurer la deuxième saison des Projets Éphémères sur le site Outremont, le 21 juin (remis au 22 en cas de pluie).


Gagnant du premier prix dans la catégorie Entreprises et institutions pour les projets 2015 au Gala de reconnaissance en environnement et développement durable de Montréal, les Projets Éphémères forment un espace de collaboration entre l’Université, les citoyens, les organismes et les entreprises du quartier.


Les partenaires seront présents et disponibles pour expliquer et montrer leurs projets et les activités qui se dérouleront sur le Site Outremont au cours de l’été.

Partenaires 2016 : Soverdi, Miel Montréal, Institut Biomimétisme, Les Amis de la montagne, Coop Bioma, La Place commune, Montréal Houblonnière, Vrac Environnement, Héritage Laurentien et Le Catalyseur d’imaginaires urbains.


Puisque l’activité se déroule à l’extérieur sur un terrain rocailleux, il est préférable de porter des chaussures à talons plats.


Un léger goûter sera servi.